Friday, November 22, 2013

Why not blue?

Tout bonne pizza a une faim et corollaire inévitable de la première, éventuellement une fin.

Encore une fois, je troque la divine pâte enfournée pour une nouvelle aventure, cette fois-ci en plongeant allègrement dans le grand Bleu.

Bon, ok, l'accueil est impressionnant mais une fois qu'on a apprivoisé notre réceptionniste, Charlot le grand blanc un peu marteau aux yeux bleus, on nage dans une mer de gens sympas et talentueux!   Parfait pour votre humble grand blond à la chaussure noire, ça ;)

J'ai dorénavant le plaisir d'oeuvrer chez BLUE en tant que vice-président exécutif.  À ce titre, je piloterai les services conseil, stratégique et créatif de l'agence et en assurerai l'approche intégrée.  De plus, en collaboration étroite avec mes nouveaux collègues Sophie Lymburner et François Boyer, on s'occupera de développer l'entreprise, tout en continuant de bien servir nos clients actuels, disséminés un peu partout en Amérique du Nord.

Bien hâte de passer à l'action.  It's gonna be a lot of BLUE fun ;)

Ce soir, a lieu la deuxième édition de notre soirée VIP #whynotblue.  On attend 200 invités, clients et amis.  Au menu, champagne, bouchées fines, DJ, beau monde, vedettes et tout le tralala.   Vous n'avez pas été invités?  Qu'à cela ne tienne. Je vous invite venir me faire une petite visite virtuelle via notre Street View du bureau (euh... un Office View, j'imagine donc).

Sur la photo qui suit, c'est le point-de-vue que j'ai.  Promenez-vous et trouvez où je suis.  Les plus connaisseurs d'entre vous remarqueront le sympathique objet qui trônait sur mon bureau à mon arrivée. Nul besoin de vous dire qu'il n'est plus là ;)















Thursday, October 24, 2013

Krustpizza

Parce que le sujet m'interpelle.

KRUST
Parce que le sujet m'interpelle.

Monday, June 3, 2013

Retour sur les emballés: quand la vie s'écoule du sac.

Les emballés - pris la main, que dis-je? le corps dans le sac.
Vue de l'intérieur d'un body bag #emballés
Je vous en avais parlé dans un billet précédent.  Ce week-end fut plutôt spécial pour moi.   Trois jours à me mettre dans un sac à cadavre.  Trois jours à découvrir de l'intérieur les conditions de vie des morts subits.  Trois jours à découvrir les hauts et les bas de ne plus être.  Trois jours à vivre de petites bribes d'émotions intenses par 35 degrés celsius.  Trois jours à redécouvrir la vie via la mort.

Lorsque je me suis porté volontaire pour le projet de François Grisé et son équipe, c'était d'abord et avant tout pour une raison bien précise.   Rendre hommage à ces milliers de personnes qui en une seconde passent de l'état de personnes bien en chair à plus personne du tout, emballées anonymement dans un vulgaire bodybag.   Un moment, tout va.  Puis, paf!, tout bouscule.  En une seconde, tout devient FUGAZI.  Fucked Up, Got Ambushed, Zipped In.  

Tous les soirs, on regarde machinalement le téléjournal en sirotant son petit verre de Chardonnay. Tous les soirs, on regarde placidement, bovinement ces milliers d'images de millers de drames qui se résument par la sortie de ces anges aux corps déchirés, abrités dans leur vierge enveloppe blanche. Tout est propre, la vie continue.

Sans revirer dans la quête introspective du savoir transcendental, je voulais tout simplement voir si j'oserais me zipper dans un de ces sacs.  Je voulais aussi voir si - et comment - mon comportement se modifierait à force de vivre la mort d'un point de vue caméra plus que subjective.  J'étais surtout curieux de voir comment mes frères et soeurs de la mort et le public réagiraient.

Ben, dans la mort, c'est comme dans la vie...  Y en a pour tous les goûts et toutes les émotions y sont bien présentes. Et bonne nouvelle, alors que l'on pense que les body bags uniformisent la mort et du même coup ses involontaires voyageurs en blanc, au contraire!  Les emballés m'ont fait réalisé que même à travers nos suaires de plastiques, suintaient une différence, une personnalisation, une distinction.  100 sacs, mais 100 individus. Différents.  Réunis dans un tout collaboratif, mais seuls avec soi-même - au milieu des autres.  Au milieu des vivants.  Face à la mort.

Au cours des 3 jours, j'ai passé par toutes sortes d'émotions.  Par le minuscule petit trou à la jonction des 2 fermetures-éclair qui me servait de judas, je pouvais espionner de mon monde des ténèbres le monde des vivants qui m'entourait.  Certains nous observaient, sceptiques ou mal à l'aise.  D'autres sérieux semblaient se centrer sur leurs propres réflexions et d'autre franchement apeurés ou dégoûtés s'en allaient en hochant négativement de la tête. Le malaise côtoyait les rires, les blagues grasses flirtaient avec le recueillement.

Durant ces trois jours, je me suis fait insulter.  Je me suis fait pousser.  Un tarlan a même voulu tester manu militari si nous étions effectivement morts en me flanquant une poussée dans le dos qui m'a fait revoler face la première dans la vitrine de CIBL sur Sainte-Catherine.  En bon christ, je ressuscitai spontanément, tentant vainement de me tourner de bord pour envoyer mon poing vers le sacr... ilège. "Hey, mon osti d'malade!!!" (NOTE:  dans un bodybag, y pas vraiment de place pour bouger, encore moins pour filer une baffe à un mal vivant.  Protégé par une mince couche de plastique, tu es du même coup inexorablement emprisonné par elle, tant physiquement que mentalement.  Tu es conscient de tout ce qui t'entoure, mais en même temps, tu ne vois rien et tu ne peux rien faire.  Très présent, mais totalement impuissant.).  Mais mon païen s'éloigna en s'en lavant les mains. 

La fonction première de ces sacs est d'empêcher les liquides corporels de couler vers la vie, mais malheureusement pas de bloquer le fiel envers les morts.   Au même endroit, j'ai entendu un passant avouer fièrement alors qu'il défilait devant la vingtaine d'emballés alignés placidement sur le trottoir que nous étions: "C'est toute moé qui les a tué les ostis!".  Et de rire comme un côlon, accompagné en choeur de sa gang d'intestins merdiques.  Cette fois-là, on m'a également kické le mollet, crier dans les oreilles, pogner le cul. Bande de nécrophobes,  vais-je me décomposer dans votre salon, moi?

Mais la mort a également ces beaux côtés (!).  Dans un des tableaux, je devais m'évader d'un groupe d'emballés entassés les uns contre les autres, un peu comme dans les wagons de la mort.  M'éloignant très petits pas par très petits pas de cet enfer (z'essaierez vous autres de marcher dans un bodybag!) pour me rapprocher de la vie, tout à coup, à ma surprise, j'ai vu un oeil géant apparaitre devant mon petit judas de trou. Et de sentir - à mon grand étonnement - cette personne m'enlacer tout doucement, au moment même où je devais m'extirper de mon sac pour aller libérer mes emballés.  Celle qui me ressuscita:  une belle madame d'un certain âge qui me regarda tendrement avec un sourire triste de ceux qui savent la misère des morts.  Le lendemain, même scénario.  Alors que je glisse tant bien que mal vers un jeune couple dans la trentaine, le dude se rapproche de moi et me fait lui-aussi un câlin de la mort.  Wouah!  Ressentir tant d'amour, tant de respect, tant de compassion quand on est mort, c'est... vivifiant!

La cerise sur le sunday (c-à-d hier, dimanche), au Parce Emilie Gamelin, tous les emballés sont placés de façon à ce que les gens puissent circuler entre nous, tableau qui me fit spontanément penser à l'impressionnant monument de l'holocauste à Berlin.  Encore une fois, toutes les émotions allaient être au rendez-vous.  En voici quelques exemples:

Deux robineux assis à une table de pique-nique tout près de moi m'entendent jouer épisodiquement de d'une flûte qui imite à s'y méprendre le son de la tourterelle en deuil. 
  • No. 1 dit à no.  2:  "On dirait la bébite qu'on entend quand on est dans le bois". 
  • No. 2  "Un criquet?"
  • No. 1  "Ben non tabarnak, pas un criquet, l'autre bébite-là, crisse!"
  • No. 2 "INAUDIBLE"
  • No. 1  "Ben oui, un criquet c'est une bébite, t'as raison, mais moé chu sûr que c'est une autre bibite"...
Et de s'éloigner de la mort mes joyeux robineux dont la vue de la mort les ramena à la véritable nature de l'homme.

Mais le coup qui m'a achevé, si je puis m'expliquer ainsi: à un certain moment, passe près de moi un homme.  Il parle tout doucement, avec un accent étranger.  "Maman, c'est toi?  Tu peux revenir maman.  Y a maintenant tout plein de riz à la maison..."  Et il s'éloigna dans sa quête maternelle, au moment même où une interprétation acapella d'un texte de Racine est entamé par 5 merveilleux chanteurs.  Et moi, tout remué dans mon linceul, je verse une larme puis une autre, et une autre encore, totalement touché par cette douce prière dérobée à la volée laissant supposer d'une autre vie subitement interrompue. Y en manque pas gros et j'éclate en sanglot,  Vous savez comment on est nous les morts, comme on a rien à faire, on a toute l'éternité pour imaginer des choses.  Et surtout les ressentir.

Ce soir-là, après la performance, j'ai marché machinalement sur Sainte-Catherine.  Longtemps.  Lentement.  À ressasser et à m'imbiber de toute cette violence, de toute cette peur, de toute cette compassion, de toutes ces confidences et prières glânées au hasard de non-rencontres qui vont rester longtemps en moi. 

Un célèbre koan raconte que d'une branche morte, nait une fleur.   De cette mort aussi fictive fut-elle, renaissait un humain.


Merci François, à la vie... et à la mort!

Wednesday, May 15, 2013

Danse, Espadrilles, Pizza & Parfum

Pourquoi chercher des mots quand le corps peut si bien tout expliquer.  À preuve, le tout nouveau Puma Dance Dictionnary qui nous permet d'exprimer tout, mais vraiment tout - y compris d'inviter ses amis à se patauger une pizza ;)

Plutôt linéaire comme expérience - je m'attendais à beaucoup plus qu'un simple petit montage de fragments qui ne font pas vraiment de sens ensemble, heureusement que les danseurs sont bons.  Petits problèmes d'ergonomie aussi, mais surtout oh! surtout... une musique à tirer sur le pianiste à bout portant avec un shotgun à boules quies.  Ça détruit toute la magie, d'autant plus que c'est la même ritournelle from hell qui revient à chaque clip...

J'aurais aussi apprécié la possibilité d'embedder le clip sur mon propre blog, plutôt que de m'emailer le lien et de ploguer les urls dans ce billet mais ça, j'imagine que même avec tous les corps réunis de toute l'équipe de Grey London, ils n'ont pas pu exprimer à Puma l'importance de mettre une couple de piasses de plus.  À moins qu'ils aient tout mis le budget sur la musique ?

Friday, May 10, 2013

Je m'emballe pour les Emballés

Bon, bon, bon.  Me voilà encore une fois impliqué dans un autre projet de fous ;)   Encore dans le Quartier des Spectacles.  Et avec encore tout plein de monde réunis ensemble pour créer une autre oeuvre créative inusitée.



Après Le Grand Continental XL de Sylvain Émard auquel j'ai collaboré il y a de cela deux ans, et après les 4 représentations de La Vague qui auront lieu ce week-end (si la température est de notre bord et si La Vague ne revire pas en déluge), je m'emballe maintenant, littéralement cette fois, dans une exposition poétique  nommée avec très d'à propos, Les Emballés.

Signé François Grisé, réalisateur et prof de théâtre spécialisé dans l'enseignement de la voix, ce troublant projet est pourtant à des années-lumière de l'expression vocale puisqu'il met en vedette le silence définitif, la mort.  Ou plutôt les morts.  Cent morts.  Dont moi.

Je dis silence définitif, mais tout porte à croire que ce projet en fera jaser plus d'un puisqu'il met en vedette l'interrelation (sic...k) entre 100 "cadavres" emballés dans des body-bags blancs et dispersés en 6 tableaux à travers le Quartier des Spectacles.

Et dans un de ses sacs, y aura bibi.  Je ne vous dis pas lequel, mais je me geocacherai ;)

Pour plus d'info sur le projet, vous pouvez aller faire un tour sur la page Facebook de la compagnie UN ET UN FONT MILLE et pour ceux qui voudraient appuyer concrètement le projet, il y a une campagne de socio-financememt sur indiegogo.


Thursday, April 18, 2013

Un monde de connections

Un court documentaire qui nous donne un avant-goût de la façon dont nous nous connecterons dans un futur pas si lointain.  Passionnant.




Wednesday, April 17, 2013

Perception de s(t)oi

Comme des milliers de personnes, je suis tombé (sur le dos) là-dessus hier.   Très fort.  Un véritable saut créatif.  Ça va gagner du prix ça les amis!

Une grande leçon... de vie comme de créa.

Friday, April 12, 2013

Pour une campagne transmédia bien orchestrée - conducttr

Hier soir à La Banque avait lieu le second meetup du groupe Transmedia QcMtl organisé par les amis de Saga.  Au menu, une présentation de @robpratten, fondateur et CEO de Transmedia Storyteller, firme basée à Londres, Boston et San Francisco, réalisateur transmédiatique et auteur du livre Getting Started in Transmedia Storytelling:  a practical guide for beginners.

Représentatif du mécanisme intrinsèquement multi-disciplinaire de la chose transmédiatique, dans une ambiance décontractée et sans flafla, se retrouvaient 43 meetupeux passionnés, reliés de près ou de loin à l'univers transmédia, certains venant de la télé, d'autre du cinéma, de l'édition, des arts ou encore comme bibi, de la conception numérique. 

Sujet de la présentation, conductrr, espèce d'hybride entre le CMS et le CRM qui permet d'organiser et d'automatiser une suite d'actions déclenchées par les stimulis apportés par le spectateur/le joueur/le consommateur comme par exemple d'avoir déclenché un vidéo, d'avoir tweeté un #spécifique, d'avoir accéder à une page.  Name it, avec le bidule tout est possible.  Et le plus beau de la chose, pas besoin d'avoir un doctorat en programmation, l'outil est convivial, simple d'utilisation et ses possibilités à la hauteur du créateur.  Voici la description que Storyteller nous en fait:

Friday, April 5, 2013

De la calamité des Case Study Videos

Dans un récent billet, je vous parlais de cette nouvelle discipline publicitaire qu'est le Case Study Video, l'art de vouloir rendre sexy aux yeux endoloris des juges le concept le plus poche.  Je me demandais à quand une catégorie entièrement dédiée à cet art méconnu.   Les amis d'Adverblog abondent dans le même sens que moi et en profitent pour nous présenter une délicieuse pastiche de la chose dans un excellent billet sur l'épineux sujet.



Aux cours des dix dernières années, j'ai eu l'occasion de juger des dizaines et des dizaines de compétitions interactives ici et ailleurs dans le monde.  London International Awards, New York Festival of Festivals et Cresta Awards de New York, Golden Awards de Montreux, Moebius de Los Angeles, Marketing Awards de Toronto, Summit Awards de Portland et boomeranGs de Montréal pour ne nommer que ceux-ci.  Dans tous les cas, la méthode pour juger était relativement simple:  un lien vers la pièce à juger.  On regarde, on évalue, on note et au suivant. Car des suivants, il y en a je vous le jure...