Wednesday, April 29, 2009

10 raisons pour lesquelles votre entreprise ne devrait pas bloguer

Je reprends ici succintement pour le bénéfice des lecteurs francophones le billet de B.I. Ochman sur les 10 raisons pour lesquelles votre entreprise ne devrait pas bloguer.

1. Parce que votre blogue sera nécessairement plate, pogné, empesé, à la langue de bois et ennuyant because les contraintes corpos, et donc sans lecteurs.

2. Un blogue doit avoir sa voix personelle. Si vous causez corpo, oubliez ça.

3. Avez-vous du contenu original ou sera-ce juste de la redite? La blogosphère est déjà assez écho comme cela (à preuve ce billet!).

4. Bloguer, ça prend du temps. Beaucoup.

5. Bloguer, ça veut aussi dire passer énormément de temps sur les autres blogues, dans les formums, etc.. Beaucoup.

6. Un blogue ne constitue pas un remplacement à votre marketing. C'est un moyen d'échanger authentiquement avec vos consommateurs. Mot-clé: authentique

7. Un blogue n'est pas un substitut à une pub. Si vous avez des billets ou des jupes à vendre, faites une pub.

8. Un blogue, c'est du long terme.

9. Un blogue, c'est un investissement. Mot-clé: s'investir.

10. Vous devez faire connaitre votre blogue. Là-aussi, ça demande du temps. Beaucoup.

Bref, ce que la madame veut dire c'est que bien qu'un blogue corpo puisse être une fichue de bonne idée pour votre entreprise, ça ne se traite pas comme un pleine page quatre couleurs dans le journal. On booke et hop! c'est fini. Au contraire, ça demande un engagement total, du temps et une véritable intention de l'utiliser afin d'améliorer votre produit, votre relation client et vous rapprocher de très près de ce dernier.

Êtes-vous vraiment prêt? Voulez-vous vraiment savoir ce que vos clients pensent de vous? Êtes-vous prêt à apporter des changements sur votre produit ou votre façon de procéder à la lumière de leur input? Si oui, go for it! Sinon, bookez-vous une pleine page quatre couleurs tout de suite, les journaux ont besoin de votre aide.

En cliquant sur la photo de ce billet, vous tomberez sur un billet de decary.com sur l'art d'utiliser Wordpress. J'vous dis ça de même, au cas où ;-)

Thursday, April 23, 2009

Piquer le soutien-gorge de sa blonde pour une bonne cause

Grande collecte de soutiens-gorge à partir de demain à plein d'endroits pour supporter la recherche contre le cancer du sein. Pour chaque soutien-gorge remis, Rock Détente et Wonderbra 1$ à la fondation du cancer du sein du Québec.

Alors les filles, allez remettre vos vieux trucs que vous n'osez même plus porter ou mieux encore, laissez trainer ce vieux soutien-gorge beige afin que votre copain aille le porter et vous en achète un tout neuf et tout rutilant. Tout le monde en sortira gagnant ;-)

Tous les détails ici et sur facebook où vous pourrez devenir fan et du même coup, en profiter pour passer le message à vos ami(e)s.

Le Seth Godin Tribes Tour: un Mégashow God(in) Rock mémorable

Hier avait lieu la journée Infopresse 360 Saisir les nouvelles opportunités d'affaires. En tête d'affiche, le rock n roll star de la biz 2.0, l'incontournable Seth Godin avec en première partie, René Vézina du journal Les affaires, Marcel Côté de Secor, Jacques-Hervé Roubert de Nurun, Tony Chapman de Capital C. Un vrai Lolapalooza de la récession!

Auteur de nombreux succès du Billboard dont Tribes, Unleashing the ideavirus, Permission marketing, Meatball Sundae, Small is the new big et plusieurs autres dont je vous parlerai un de ces quatre, Seth Godin a offert une performance impeccable hier. Un vrai show rock, je vous dis!

Tous les ingrédients de la panoplie glitter y étaient: une vedette de renommée internationale au nom et au look unique, des effets visuels chocs (ses chaussettes colorées dépareillées), de la pyrotechnie (photos d'un groupe de pompiers se faisant photographier devant une maison en flamme, magasin vendant à la fois du propane et feux d'artifices), des effets théâtraux digne de Michel Lemieux (l'ombre de la silhouette particulière de Godin traversant l'écran sur lequel est inscrit en gros Commitment to Success), il ne manquait que la foule brandissant leurs cells et tout y était - quoi qu'au nombre de personnes qui twittaient avidement des bribes des paroles de la vedette, techniquement, tout y était!

Fidèle à ses fans de la première heure, il ne s'en est pas tenu aux tubes de son dernier opus, Tribes, mais a repris également des succès de The Purple Cow, de Permission Marketing, de Ideavirus telles que Ideas that spread, win, Remarquable, Dealing with clutter by making more clutter, Will I love it?, sans oublier une émouvante version acapella de Model is broken qu'on aurait presque voulu entendre sur l'air de la chanson de Cat Stevens.

No comments
Après le spectacle, le conférencier a accepté de "bonne" grâce de se livrer à une mini séance de questions. À l'instar de Yoko à qui on sait que l'on ne pose pas de questions sur la rupture des Beatles, on a appris hier qu'il ne faut pas demander à Seth Godin pourquoi on ne peut laisser de commentaires sur son blogue. En fait, il a baragouiné une réponse quelconque (incluant son désagréable "let's move to a more productive question"), mais il a déjà déclaré ailleurs qu'il agissait ainsi parce qu'il préférait commenter des billets à son sujet sur d'autres blogues - et ainsi forcer la discussion ailleurs, ce qui génère du beau backtrack!

Puis, en bon king du 2.0, il a quitté le building, pendant que les fans enthousiastes se précipitaient vers les tables pour se procurer ses livres-albums (riez pas, ses livres sont de vrais pochettes!) et se réunir backstage avec la gang de Transcontinental.

Bon, on rigole, mais durant sa conférence-spectacle d'une heure, Seth nous a démontré que dans une présentation, la forme est aussi importante que le contenu. Show rodé au quart de poil, sa présentation devrait être vue obligatoirement par tous ceux qui sont appelés un jour ou l'autre à grimper sur le stage. Images choc, texte minimal et en contrepoint au discours, pas pour rien qu'il ait été pris en exemple dans l'excellent presentation zen, livre dans lequel on retrouvait déjà ses fameuses photos de pompier et de feux d'artifices.

Pour ceux qui ont raté le show, allez donc vous acheter une couple de ses bouquins. Moins d'énergie que la performance live, mais c'est aussi bon. En passant, je n'ai pu m'empêcher d'utiliser cette photo de dos de Seth Godin, prise en catimini par la groupie que je suis, tout juste avant le début de son show. Assez ironique de le voir regarder la sortie ;-) Dur, dur la vie en tournée...

MAJ
Pour ceux qui trippent bootleg, l'ami Normand Grenier nous dit qu'en cherchant Google Seth Godin, on retrouve des versions quasi identiques de la conférence d'hier dont celle-ci.

MAJ2
Un aperçu backstage de la chose sur le tout nouveau blogue de Marie-Claude Ducas.

Monday, April 20, 2009

Vide grenier informatique pour le Jour de la terre

Une petite plogue sociétale pour cette entreprise dont je vous avais parlé voilà quelques temps ici.

Pour la deuxième année consécutive, RECYC-ORDI organise un vide-grenier pour agir sur la réduction des déchets électroniques dans nos sites d’enfouissements. RECYC-ORDI invite la population de l'île de Montréal à participer à son « Vide-grenier informatique ». La consommation croissante de matériel informatique et d‘appareils de télécommunication et leur durée de vie toujours plus courte font en sorte que la quantité de ce type de déchets augmente chaque année. Au Québec seulement, environ 20 000 à 30 000 de tonnes de déchets électroniques sont générés annuellement. Le vide-grenier informatique de RECYC-ORDI est une belle occasion d’agir collectivement pour dégager les sites d’enfouissement du Québec de ce type de déchets hautement toxiques qui représentent un danger pour notre santé et notre écosystème.

Du 20 au 24 avril 2009, rassemblez les ordinateurs non fonctionnels ou désuets qui traînent dans votre entourage, à la maison, au bureau, dans l'immeuble et appelez RECYC-ORDI ! La collecte sera gratuite pour tout appel concertant plus d'une dizaine d’ordinateurs. En libérant vos espaces de ces rebuts, vous contribuerez à rendre votre environnement plus sain et plus sécuritaire. Informations sur RECYC-ORDI et le vide-grenier : 514-617-2039

Tribes: saisir les opportunités d'affaires

Seth Godin, auteur de Tribes et de nombreux autres bouquins beaucoup plus déterminant à mon avis que ce dernier, demeure malgré tout un de mes philosophes d'affaires préférés.

Champion du produit distinctif qui porte en lui tout ce qu'il faut pour générer des conversations (parfois il l'appelle l'idée-virus, autrefois c'est la vache mauve, mais c'est la même chose) et ardent défenseur du permission-marketing, monsieur Godin viendra "présenter de nouveaux concepts d’affaires conjuguant marketing et nouvelles technologies pour se distinguer et mieux performer en entreprise" à la journée Infopresse 360 sur les opportunités d'affaires qui aura lieu ce mercredi, et où on m'a gentiment invité en tant que blogueur.

Parlant d'opportunités d'affaires, je sais pas pour vous, mais moi, j'ai vraiment eu l'impression que pour la création de ce dernier opus, sieur Godin a surfé sur cette manie quasi obsessive qu'ont plusieurs twitteurs, blogueurs et autres deuxpointszéroeurs de devenir messie à tout prix. L'objectif ultime: avoir le plus d'amis, de followeurs possibles. Comme apôtres, des outils comme tweeter deck, technorati, netvibes et google alerts. En vérité je vous le dis, on est que parce que l'on nous suit.

En résumé: soit vous menez (lead), soit vous êtes mouton-marcheur (sheepwalker). Vision terriblement numérique, sans nuance, et avec somme toute un intérêt questionnable. Pour moi du moins. Mais j'imagine que tous ceux et celles qui collectionnent les amis comme d'autres les timbres-postes sauront retrouver l'énergie nécessaire pour continuer la quête divine.

Mais bon, c'est du Godin, donc c'est sûr que c'est imagé. Et évidemment, parce que c'est du Godin, c'est sûr que ça peut pas être totalement pourri. Rejoignant Conversational Capital dans l'étude de l'impact du tribalisme dans le marketing moderne, on y regarde de plus près le fonctionnement d'une tribu, et surtout de celui qui la dirige et de ceux qui suivent.

En lisant ce livre, on se rendra toutefois éventuellement compte que ce dont traite véritablement Godin ici n'est pas autant de tribalisme que d'émancipation. Celle des groupes qui par leur nombre réussissent à provoquer des changements (obama, ça vous dit de quoi?). Celle des travailleurs qui lorsque l'on leur laisse un brin de lousse réussissent à créer des choses formidables. Celle des entreprises et des marques qui ont tout intérêt à se joindre aux multiples conversations plutôt que de croire qu'elles leadent encore. Et surtout celle de soi, celle de laisser sortir au grand jour tout le potentiel qui nous habite et de prendre en charge sa destinée. De prendre ces emails à 4am dans un hall d'hôtel dans le sud et être heureux de le faire!

En fait, mon plus grand problème avec ce livre est probablement son titre. Plutôt que de l'appeler Tribes, j'aurais plutôt opté pour "Dehors les moutons". Mais ça l'aurait fait trop ferme pour celui qui prêche déjà depuis un bon bout de temps pour les vaches mauves.

6.5/10

p.s. on se reparlera de la journée 360.

Tuesday, April 14, 2009

Domino pizza: quand le 2.0 te sort du nez

Domino pizza fait une entrée remarquable dans le 2.0. La suite de l'affaire ici. Merci Bruno!

De Montréal à Montreux, virtuellement parlant

Une fois de plus, l'organisation des Golden Awards de Montreux a eu la gentillesse de m'inviter à siéger sur le jury interactif de la compétition.

Toujours intéressant d'avoir l'occasion de jeter un regard plus pointu sur la création interactive européenne, notamment française, est-européenne et allemande. Je vous en reparlerai.

Wednesday, April 8, 2009

Photos indiscrètes?

Pendant que Google Street View se prépare à photographier nos rues (et possiblement nos avocats!) de courageux laborantins en scrutent à la loupe le résultat afin de nous faire rigoler un brin. Morale de cette histoire, surveillez vos gestes lorsque vous sortirez dans les prochaines semaines, big brother might catch ya la main dans le sac ou le doigt dans le nez ;-)

Tuesday, April 7, 2009

Facebook en Québécois

C'est Michel Tremblay qui va être content, Facebook est maintenant disponible en québécois, ou plutôt en français du Canada, comme on dit dans le communiqué.

Est-ce à dire qu'au lieu du nouveau "What's on your mind", les acadiens pourront avoir leur "J'dirions c'que je pensions" et qu'au lieu de la fonction "Like", ceuzes du Lac pourront avoir leur propre "Fais pas simple" pendant que les montréalais pourrons désormais "donner une bine" à un ami au lieu de les poker.

Dans les faits, les nuances semblent subtiles... J'ai fait un rapide survol de la version canado-française, et les régionalismes sont rares et peu savoureux. Dommage, c'aurait été tellement plus clair d'appeler les applications facebook des "patentes à gosse", ce qui dans la majorité des cas serait beaucoup plus précis comme dénomination, non?

Monday, April 6, 2009

Sublime bizkits

Je sais, je sais. D'habitude, on se cause blogue le dimanche. Mais comme le week-end m'a filé entre les doigts sans que je le réalise, ça se fera cette semaine un lundi. Pas plus grave que ça. Après tout, le lundi, c'est tout de même une petite excroissance de la fin de la fin de semaine, non? Pendant que vous allez papoter sur vos deux derniers jours jusqu'à l'heure du lunch, considérez donc mon intervention comme de la banale conversation de fontaine d'eau, et non pas comme un billet dominical. Deal?

First, j'suis en conflit d'intérêt ici. Non, non, pas conflit d'intérêt comme ceux qu'on retrouve de façon endémique dans les récits des journaux mais intérêt comme dans mauzusse que j'aime participer à Linkbizkits. Et le conflit alors? Il m'arrive souvent de me demander où je vais poster tel ou tel sujet: sur pizza4all, sur facebook, sur twitter ou sur linkbizkits? Règle de base, quand c'est beau, que c'est geek, que c'est wow, ça va sur linkbizkits. Et le conflit devient confit!

Créé en janvier 07 par quelques potes et moi, LB avait comme objectif de nous offrir une solution plus sexy que del.icio.us pour conserver et partager nos coups de coeur. Et plutôt que de toujours chercher dans son folder d'envoi pour retrouver le fameux lien que chose bine nous avait envoyé voilà 3 mois, c'était bien plus chouette et sympa de le poster sur Linkbizkits.

Point commun des bizkiters, outre notre intérêt absolument démesuré pour tout ce qui se vit en 1 et en 0, sur le blogue, nous sommes aussi toujours corpo neutral. Pas de chicanes d'agences, de préférences, de plogues ou de médisance. Ici, personne ne se présente corporativement, on post nos billets sous nos prénoms, un minimum de mots, un beau gros lien et le boulot est fait. Comme un twitter avant son temps, mais en plus beau et plus sympa, et avec juste des liens qui nous intéressent, sans tinyurls ni hashtags!!!

Parlant d'intérêt, on a décidé d'ouvrir le très sélect groupe de linkbizkiters à d'autres candidats passionnés de trucs techno-créativement forts. Si votre page delicious regorge de liens superbes et de sites à se faire harakiri tellement sont beaux, laissez-moi un petit mot et quelques-uns de vos liens. Si ça nous émeut et nous titille, il nous fera plaisir de vous accueillir comme nouveau joyeux bizkiter ;-)

Bons bizkits!

Thursday, April 2, 2009

Stand by me : le 2.0 expliqué en une chanson

Un nouvel adage est né: une chanson vaut mille blogues.

La prochaine fois que vous vous ferez demander c'est quoi le 2.0, dites-leur tout simplement, c'est juste ça, mais c'est tout ça en même temps!

Je vous en souhaite une belle. Merci Bruno!

Détails sur ce projet RED sur playingforchange.com

Wednesday, April 1, 2009

poisson4all

L'ami Sylvain me transmet aimablement cette recette de pizza aux sardines en cette désopilante journée du poisseux d'avril qui revire tout le monde à l'envers, Youtube y compris.

Alors pour les mordus de l'hameçon, permettez-moi de vous pointer vers ce top 100 des April fool's blagues. Je vous laisse, je dois aller me coller un poisson dans le dos pendant que je ne regarde pas - pas parce que l'on est travailleur autonome que l'on n'entend pas à rire...