Thursday, May 28, 2009

Let's talk budget, real life version

Trop bon, et tellement trop vrai... L'ami Jean-François nous pointe sur cet excellent lien qui pose tout simplement la question, de quoi auraient l'air les interminables questions budgétaires client-fournisseur si on les transposaient dans la vie de tous les jours.

Wednesday, May 27, 2009

Contraceptive screw-ups

Un autre petit vidéo viral cochon de mes potes Stéph et Linda de chez Taxi, avec qui on avait commis à l'époque celui-ci (attention: not office-friendly!), clip qui s'était mérité tout plein de prix un peu partout, y compris aux boomerangs. Je leur en souhaite tout autant pour celui-ci qui sera affiché également dans les salles de bain de plusieurs bars de Toronto. Chose certaine, ce plan B est certainement meilleur que celui-ci.

Tuesday, May 19, 2009

Les dix commandements de la bannière poche

L'autre jour, je feuilletais la présentation de l'ami Radu de chez Rev 3 et je remarquais qu'il avait débuté sa présentation avec le visuel de la première bannière de l'histoire du ouèbe, une pub de AT&T parue sur le site de HotWired le 25 octobre 1994.

Les esprits se rejoignent puisqu'en 2005 lors d'une journée infopresse, j'avais utilisé la même bannière comme introduction à ma conférence intitulée Quand la bannière part en campagne. Cette bannière illustrait parfaitement ce que j'avais baptisé l'ère des pubs à clics, c'est à dire des pubs qui n'avaient qu'un seul et unique but: faire cliquer les gens pour qu'ils se rendent sur le sacro-saint site.

Très légitime à l'époque, vu les contraintes technologiques reliées aux limites de la bande passante, des micro-processeurs, des modems 14,4, mais totalement anachronique 15 ans plus tard. Surtout, comme le disait Jarvis Coffin de BURST! Media, "the contorsions advertisers undergo in efforts to lure people from one site to another... leaves unattended ans uncultivated the relationships they could be having with the 99.5 percent of the people who don't click through, but may be otherwise interested in what you are trying to sell."

Drôle de constat, non? Le paradigme du clic à tout prix qui persiste pour 0.5 de la crowd, en se foutant royalement des 99.5% des consommateurs restant! Sarcastiquement, afin de démontrer l'ineptie de cette façon de "penser", j'avais établi les 10 commandements de la bannière poche que voici.

Vous voulez des bannières qui torchent, qui établissent une véritable connection avec le consommateur via une expérience de marque authentique bi-directionnelle? Faites exactement le contraire! Vous passerez ainsi enfin de l'ère des pubs à clic à l'ère des pubs à claque, c'est à dire à celle des bannières qui fessent et qui se démarquent.

Premier commandement
Ton consommateur, tu feras cliquer absolument

Second commandement
Le concept offline, tu déclineras tout banalement

Troisième commandement
Un seul concept, tu feras dans tous les formats, évidemment

Quatrième commandement
Page après page, le même créatif tu répéteras, inlassablement

Cinquième commandement
Dans une seule bannière, tu voudras tout dire, tout faire, immanquablement

Sixième commandement
Intrusif tu seras, pour te démarquer impudiquement

Septième commandement
De l'intérêt du consommateur face à ta marque, tu surestimeras vraisemblablement

Huitième commandement
D'établir une relation avec ton consommateur, tu éviteras obstinément

Neuvième commandement
De l'expérience de marque, tu te fouteras éperdument

Dixième commandement
Pour un gros épais, ton consommateur tu prendras, apparemment


Allez en paix, et faites de belles et bonnes bannières!

Friday, May 15, 2009

Gagnant Prix strat Efficience

Un beau gros bravo à toute l'équipe de l'Hôpital de Sacré-Coeur de Montréal, de l'agence Cartier ainsi qu'à l'ami Yannick, avec qui j'ai eu le plaisir de collaborer pour la campagne de recrutement de personnel de l'hôpital qui s'est méritée le Prix Strat Efficience lors de la remise des STRAT de l'APCM hier soir.

Budget limité résultant sur un plan audacieux, exclusivement numérique, approche créative simple, sympathique et sans prétention et une visite portes ouvertes virtuelle ont permis aux services des ressources humaines de l'HSCM d'obtenir des résultats au-delà de toutes les attentes.

Salutations à Stéfanie, Shanie, Marie-Hélène, Jean-Luc et tous les autres de chez Cartier. Vous le méritez bien! Et un beau merci à 404 (prod), Seb (DA ouèbe) et Mario (tournage) itou.

Les autres gagnants de la soirée sont.

Wednesday, May 13, 2009

L'éthique nerveuse: comment retweeter un status facebook?

Ah les joies de la nétiquette 2.0 ;-)

Hier, l'ami David me faisait remarquer, à juste titre d'ailleurs, que j'avais tweeté un de ses liens plutôt que de le retweeter, comme l'éthique twitterienne l'exige. Le problème, c'est que j'avais vu ce lien sur son status facebook. Et que comme j'utilise le trop pratique app Hootlet dans ma barre de navigation pour tweeter les liens que je trouve intéressants, plutôt que d'aller fouiller sur Twitter pour vérifier s'il y avait également posté le lien, j'ai appuyé sur le piton, et hop! Sur Twitter.

Suite au message de David, je m'en suis évidemment excusé et j'ai été voir sur sa page Twitter pour corriger mon erreur (ou ma paresse) et retweeter son tweet en bonne et dûe forme. Surprise, pas de tweet sur ce lien. La question existentielle. Alors comment je fais moi pour retweeter un tweet qui n'existe pas? Plus précisément, comment je fais pour retweeter un status facebook qui n'est lui-même pas linkable hors facebook? À la mitaine! Comme on le fait sur un blogue. En précisant que le lien d'origine provenait d'un status facebook d'@l'ami david puisque je ne pouvais techniquement parler d'un RT et que l'ami en question ne l'avait pas posté sur son blogue, vu qu'il n'en a pas.

Ce qui nous amène à établir le constat suivant. Si un ami facebook poste un lien extérieur et que ce lien ne pointe pas vers une de ses "propriétés", ça devient un méchant contrat d'aller vérifier s'il ne l'a pas posté sur une autre plateforme linkable afin de pouvoir soi-même le poster ou le retweeter. Dorénavant, je devrais donc me contenter de "liker" ces liens?

Tuesday, May 12, 2009

Un faux blogue pour une vraie cause

Ça va pédaler dur sur les blogues. Alors qu'on s'affaire au lancement officiel de bixi aujourd'hui, Patrick Lagacé nous apprenait comme par hasard ce matin que le blogue À vélo citoyens (AVC) était en fait un flog (de l'anglais fake blog, donc faux blogue). Allez lire l'histoire, je vous attends.

En réponse à un commentaire d'un lecteur outré d'avoir été désabusé, AVC répond: "Le blogue n’a jamais été un faux blogue. Tout ce qui y est écrit est d’intérêt pour la communauté du vélo à Montréal. Il n’y a rien de mensonger dans l’information qu’on y trouve. Nous avons toujours voulu être respectueux de nos lecteurs. C’était, bien humblement, la seule façon qu’on avait de vous intéresser à notre projet et il semble qu’on ait réussi. Des milliers d’adeptes du vélo comme vous nous ont suivi sur notre blogue. Nous en sommes heureux. Il fallait qu’on attire votre attention et ce n’était pas évident dans cette jungle du web."

En bon fils de pub que je suis, j'ai un peu de difficulté à acheter le fait qu'il s'agissait là de la seule façon d'intéresser les gens au projet, mais passons. Le problème n'est ni le blogue, ni le contenu. C'est d'avoir créer des flogueurs, c'est tout. Z'auraient pu faire le même contenu avec du vrai monde, ça l'aurait marché aussi bien (d'ailleurs, jusqu'à ce matin, ça l'a marché!). Le vélo, le monde aime ça. Le principe bixi, personne ne peut être contre. Donc pourquoi se donner la peine d'inventer du faux monde pour attirer l'attention? Si au moins, il y avait eu un stunt reveal et qu'on avait découvert que c'était en fait Geneviève Jeanson, Richard Virenque et Greg Lemond qui se cachaient derrière ces personnages, je dis pas, mais c'est même pas ça.

Quand le monde a découvert qui se cachait derrière Lonelygirl15, toute la terre avait crié au génie. Cette fois-ci, pas sûr que ça va pas être le cas. Parce que justement, cette fois-ci, le sujet était quelque chose de très important pour les gens. Pas un show ou une annonce de papier-cul. Une affaire vraie dans laquelle les gens se sont impliqués. Et quand on mélange les vraies affaires avec les fausses affaires, y a un risque de piquer une fouille.

Anyway, pas une raison pour perdre les pédale ;-) Longue vie à bixi!

Monday, May 11, 2009

spam 2.0?

C'est pas d'hier. L'utilisation d'un client comme agent de propagation commerciale remonte à aussi loin que le plus vieux métier du monde. La première chaude-pisse aussi, d'ailleurs...

J'ai déjà abordé le sujet, mais revenons-y sous un autre angle. Que se passe-t-il quand on est soi-même le but et l'agent de propagation? Aujourd'hui, avec nos millions de "zamis" sur Faceboook, Twitter, LinkedIn, MySpace et al, rien de plus facile que d'envoyer un message à tous pour les inviter à nous supporter (lire endurer) dans tel ou tel concours. Pourquoi en effet se donner la peine de cherry-picker les amis quand on a un gros bouton qui nous permet de propager la bonne nouvelle à tous instantanément? Et tant pis si comme dommage collatéral vous perdez quelques amis irrités par cette promo-réalité qui démontre vos talents. Allez voir votre boite à courriel, vous avez justemement 12 nouveaux followers Twitter depuis les cinq dernières minutes. Yé! De la nouvelle viande sociale à spammer!

Au U.K., 31% des gens actifs sur les réseaux sociaux se disent affectés par le spam social. Mais ce qui est surtout inquiétant, c'est qu'alors que les spams étaient auparavant générés par des entreprises anonymes sans scrupules, la majorité du spam qu'on se fait servir sur les réseaux sociaux provient de nos propres "amis", ou comme je les appelle plutôt, nos "spamis".

Illusionnés par les dénominations d'amis, de followers ou de neighbours, insouciants des canaux utilisés (il existe une différence entre un envoi de masse sur facebook et un post sur le feed général, comme il existe une différence entre un post sur twitter et un post sur facebook, et une grande méconnaissance de la race humaine quand on pluri-poste sur tous les canaux en même temps), l'homo résosociabilus contamine de plus en plus ses pairs, sans s'en inquiéter, sans s'en faire. Mais surtout sans le savoir.

Comme le dit Marketess, le spam social prend sa source dans l'envoi de masse, anonyme. Un truc que l'on envoie directement à une personne ou un truc qu'on mass-message, ça n'a pas la même signification. Dans la masse, le message se déshumanise, ça devient une petite agression de son territoire. Alors que dans un message direct, y a quelqu'un au bout, faut donc assumer.

Si vous m'écrivez directement, je répondrai probablement. Si vous me massécrivez, y a des chances pour que je vous bloque, surtout si je ne vous trouve pas pertinent. Et si vous récidivez à une fréquence exagérée, là y a de très très fortes chances que je vous retire de ma liste de zamis.

Le plus ironique, c'est qu'on est tous le spami de quelqu'un d'autre. À partir du moment qu'on prend le micro dans un groupe, c'est sûr qu'on embête quelqu'un. Surtout si dans le fond, un petit message sussuré à son voisin de table aurait suffit. Ah, pauvres petites bêtes sociales que nous sommes ;-)

Thursday, May 7, 2009

Je veux travailler

Excellent stunt d'un chef de projet ouèbe français au chômage. Bonne nouvelle, il commence le 12 mai!
via

Pause climatique

Wednesday, May 6, 2009

Un gars, une fille, des espadrilles... et du champagne

L'ami Nico de Toxa est la vedette du tout dernier projet d'Espresso Communications, Espadrilles et champagne, une expérience en ligne de type carnets de voyage d'un séjour de six semaines à travers la France en compagnie de sa douce. Tout au long de leur périple, nous pourrons suivre leurs découvertes sur le site ainsi que sur leur Fan page Facebook.

Une idée toute simple et très séduisante. Pas autant le concept que celle de faire le voyage avec sa douce ;-) Mais comme y a un concours qui s'y rattache, tentez votre chance. Pourquoi dire non merci à ce qui un jour pourrait être votre Tour!

Monday, May 4, 2009

ihaveabetteridea

Voilà quelques jours, l'ami Rafik de l'organisation I have an idea me partageait son sentiment à l'effet que le titre de mon billet sur l'événement portfolio night de l'an dernier était irréfléchi, même si amusant. Du même coup, il me demandait gentiment de vous faire part de la tenue de l'édition 2009 le 11 juin prochain chez Sid Lee.

De fait, en fils de pub que je suis, évidement que ce titre se voulait accrocheur. Mais irréfléchi, je crois pas. Comme je l'entends encore trop fréquement de la bouche de professionnels de la communication, "le ouèbe, c'est l'avenir". Ben oui, ça fait plus de 10 ans que c'est l'avenir! Mais en 2009, c'est encore l'enfant pauvre du mix media.

Bien sûr, les choses évoluent. Mais le volet ouèbe est encore trop peu intégré à la chose publicitaire, tant dans les écoles que dans les organisations. À preuve, on a chez infopresse d'un côté les crea, et de l'autre les boomerangs. Même chose du côté de Marketing. Je ne juge pas, je ne fais que constater le besoin de l'industrie de séparer les deux entités.

Mon point de l'an dernier questionnait surtout l'absence de DC interactifs. Cette année, bonne nouvelle, on a invité Patrice de Rev 3. Signe que l'évolution se poursuit toujours ;-)

De toute façon, je vous invite à aller y faire votre tour. Jamais vous n'aurez eu la chance de bouncer vos idées à tant de pros en même temps.